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La culture dans la commune

LA CULTURE DANS LA VILLE DE BOUAKÉ ET DANS LES VILLAGES ENVIRONNANTS

Bouaké, ville située au centre de la Côte d’Ivoire, fait frontière au sud à Didiévi, Tiébissou, au nord à Katiola, Dabakala à l’ouest à Béoumi, Sakassou, Botro et à l’est à M'Bahiakro. Bouaké est considéré comme la capitale du pays Baoulé de par son histoire, d’où le fait qu’elle soit l’ethnie principale de la ville.
En plus du peuple Baoulé qui constitue la population autochtone, nous avons une diversité de peuple vivant à Bouaké à savoir : Les Sénoufo, les Malinké, les Gouro etc. et des peuples venant de la sous-région (Burkina Faso, Mali, bénin).

Les Akan sont réputés pour leur pagnes tissés, leurs poteries, leurs portes, volets et bas reliefs scultés, leur orfèvrerie et leur bronze à cire perdue. les Boualé excellen dans l'artisanat en général et particulièrement dans la sculpture, le tissage, l'orfèverie et la poterie.

Le centre culturel Jacques AKA

Le Centre Jacques Aka fait partie des lieux célèbres de Bouaké. Ancien centre culturel français, il est situé au quartier Commerce dans la rue du même nom.

Après le départ des Français, il a été baptisé centre Jacques Aka, du nom d'un député de la région. Il comprend une bibliothèque, la mieux fournie de Bouaké, un laboratoire de cinéma et une salle de spectacle.

On s'y rend pour toutes les activités culturelles qui s'y déroulent régulièrement. Mais le centre a besoin de rénovation.

I- Potières de Tanou-Sakassou, Sous-préfecture de Bouaké, ethnie baoulé

Tanou-Sakassou est renommé pour sa production céramique. C'est un village baoulé situé à 12 km à l'est de Bouaké, sur la route de M'Bahiakro. La coopérative des potières de Tanou- Sakassou a été créée en 1965 avec l'aide des bénédictins, installés à proximité du village. Ces derniers se chargent également de la promotion des poteries.

La clientèle est constituée principalement d'Européens et d'Africains modernes. Les méthodes de production sont restées dans l'ensemble proches de la tradition.

Les potières continuent d'extraire l'argile manuellement et individuellement.

Transportée au village dans de petites bassines sur la tête, l'argile est ensuite séchée, triée et pilée.

Le façonnage s'est sensiblement amélioré, grâce à de petits tours manuels fabriqués à Bouaké.

La cuisson, en revanche, se fait désormais au four mais toujours groupée.

On note deux types de couleurs: le noir et le rouge sombre. Parfois, des réactions chimiques lors de la cuisson permettent d'obtenir des jeux de couleurs appréciables.

La production actuelle est très diversifiée. Elle comprend des cendriers, des vases à eau, des photophores, divers types de gargoulettes, des pots de fleurs, divers objets décoratifs selon les commandes des clients.

Les décors sont empruntés aux poids baoulé à peser l'or.

​Le dernier trimestre de l'année est une période de travail intense car, pour les fêtes de fin d'année, les commandes sont importantes. Si la production est individuelle, pour les charges communes, chaque potière reverse 10 % du produit des ventes à la coopérative.

Les prix des objets varient de 1 000 francs CFA pour les petits à 90 000 francs CFA pour les grosses pièces.

Initialement constituée exclusivement de femmes, la coopérative comprend aujourd'hui dix-sept femmes et sept hommes. Quelques hommes ont en effet décidé d'apprendre le métier auprès des femmes. La coopérative dispose d'une salle qui sert à la fois d'atelier et de salle d'exposition-vente, une salle de cuisson avec un four à bois construit en 1986, un bâtiment inachevé destiné à être la salle d'exposition et un entrepôt.

Elle a également bénéficié de l'assistance française en encadrement et en formation pour l'amélioration de la qualité de la production entre 1986 et 1990.

La coopérative a également développé des partenariats à travers le monde, notamment aux États-Unis, en France, en Italie, en Chine. Elle reçoit de nombreuses commandes de clients de ces différents pays; la coopérative participe pour le compte de la Côte d'Ivoire à différentes foires (Cholet, Bordeaux, Paris).

II- Bomizambo: un centre célèbre du pagne tissé baoulé

Les Baoulé sont réputés pour la confection de pagnes tissés riches en couleurs et motifs. Ce sont des pagnes très prisés en Côte d'Ivoire, notamment pour les grandes cérémonies.

Le village de Bomizambo, célèbre pour ses pagnes tissés, est situé sur l'axe

Yamoussoukro-Bouaké, à 45 km de Yamoussoukro, 5 km de Tiébissou et environ 60 km de Bouaké. Il est devenu un grand centre de production de pagnes tissés de la région et même de toute la côte d'Ivoire.

Les trois cents tisserands de Bomizambo sont organisés en coopérative. Composée essentiellement d'enfants, de jeunes et d'adultes dont l'âge varie de 5 à 55 ans, la coopérative dispose d'un centre commercial et d'un magasin de vente de matériels de tissage. Elle a en outre bénéficié d'un grand centre artisanal et de tapisserie du Fonds de développement de la formation professionnelle (FDFP), qui malheureusement est aujourd'hui abandonné en raison du manque de ressources pour le financement de ses activités. Les tisserands de Bomizambo ont pu participer à des expositions et foires tant nationales qu'internationales en France, en Allemagne, au Burkina Faso et au Bénin.

L'offre dans cette localité peut avoisiner 25 000 pièces annuelles.

On peut classer les pagnes baoulé en trois catégories:

- Les pagnes à motifs complexes: ils sont considérés comme des chefs-d’œuvre.

On utilise, pour les confectionner, des fils de grande qualité en coton ou en soie. Leur réalisation est longue, pouvant aller jusqu'à un mois et demi. Autrefois, ces pagnes de grande valeur étaient réservés aux familles royales, aux chefs et aux notables. Parmi ces pagnes, on peut citer le nonkanfian, le monin tchin N'gnon, le tokun sio wun, le betchibé-wu, l'awoulaba, etc.

- La deuxième catégorie est constituée de pagnes de qualité moyenne. Les motifs sont peu compliqués et le temps de confection moins long (environ un mois). Ce sont les pkêta, fôvô, crazana, ahokpoua.

- La troisième catégorie est composée de pagnes à motifs simples, de fils de qualité moyenne et dont le temps d'exécution ne dépasse guère deux semaines: awlinba takan, klahankan, kloualama, adjalédor, bénitiagnon, arami-N'diafa, wué-N'gna, PDCI RDA, atrémignon, ahokpona, la paix, etc.

Les noms de certains pagnes sont empruntés au vécu quotidien des Baoulé, pour d'autres, c'est selon l'inspiration du tisserand en fonction des coloris et motifs obtenus. Quelques noms de pagnes ont des significations proverbiales: ainsi, le kloualaba fait référence à une sorte d'épinard gluant servant à faire des sauces très prisées; tokun sio wun signifie: « Acheter et garder car on ne sait jamais»;

arami-N'diafa : « Si tu me divorces, je ne vais pas manger la terre»; klahankan : « La belle et jeune fille»; aheka-eha : « Il est difficile d'être orphelin ».

III- Les fêtes Traditionnelles et populaires.



Chez les Baoulés, il y a deux grandes fêtes :
- ‘’Pacquinou’’ est une fête populaire d’origine un peu récente, est une occasion de communion entre les filles et fils des villages de la région. Elle a lieu en Avril;
La fête des ignames est une fête traditionnelle qui se situe dans la période Août-Septembre. Elle consiste à célébrer les nouvelles récoltes d’igname;
- Le Festival National des arts et de la Culture de Bouake.

Le carnaval de Bouaké

Bouaké est la deuxième ville de la Côte d'Ivoire après Abidjan. Fondée par l'ethnie baoulé, elle est devenue aujourd'hui la cité la plus cosmopolite du pays.

Depuis l'époque coloniale s'y tient chaque année, une semaine avant Pâques, un carnaval créé à l'image du carnaval de Rio, au Brésil. Il a pour objectif de faire ressortir les valeurs culturelles de la région.

C'est également un pôle d'attraction pour la région au niveau touristique et économique. Manifestation riche en couleurs et en représentations de toutes sortes: danses traditionnelles, chorégraphie moderne, fanfare, etc, le carnaval offre un cadre à des rencontres d'artisans, parmi lesquels (teinturières, des potières, des Tisserands qui contribuent à la renommée de la ville et de la région.

IV- Les danses traditionnelles

Nous avons plusieurs types de danses à Bouaké :
  • Les danses traditionnelles;
  • Les danses tradi-modernes;
  • Les danses modernes.

Au niveau des danses traditionnelles, nous avons des danses qui sont exécutés tant au niveau du peuple baoulé, des peuples venant des autres régions et de ceux de la sous-région.

 » La liste des danses Baoulé  » La liste des danses Nationales  »Les danses Sous Régionales
  • Le Goly d’Allokokro
  • Le Goly de Binde kouassikro
  • Le Gbô de Pitiéssi
  • L’Adjemélé de N’Gattakro
  • L’Agbourô d’Adi Sakassou
  • L’Adjemélé d’Atchin-Konankro  
  • L’Ahima Houmin de Totimbo
  • La danse guerrière de faly oko
  • L’Adjoss d’Atchankro
  • L’Adjoss de belle ville
  • L’Adjemélé de Bouaké
  • Le Didadi
  • Le Zôdô du Tonkpi
  • Le balafon du poro
  • Le Zaouly de la marahoué
  • La danse kôyaka du Worodougou
  • Le Dow des femmes Senoufo de Belle ville
  • Le Bene wende du Burkina Faso
  • Les Dogons du Mali
  • Le Tchinkoumin du Bénin
  • La Danse Peuhl du Mali
  • Le Kassena du Burkina Faso

 La danse Adje me lé

La danse adjemelé est initiée par un groupe baoulé installé depuis des lustres. Le choeur est constitué de femmes vêtues de pagnes baoulé. Les danseurs sont de jeunes gens habillés d'un short au-dessus duquel se trouve une jupette en lanières; sur la poitrine, un tissu porté en écharpe et tenu par un foulard; aux chevilles, des fibres de raphia et aux genoux, des grelots. Les jambes sont parfois peintes de kaolin. La danse s'exécute en groupe. 

→ Le Goly

Le Goly est un masque d'origine wan, emprunté par les Baoulé. Les chants et toute l'orchestration sont wan.

Il y a trois types de masques dans le goly :

-le gloin est un masque à visage zoomorphe composite (corne de gazelle, gueule de crocodile, etc.) peint en noir, rouge et blanc;

-le pkan est un masque féminin qui sort tous les sept ans;

-le kplékplé, considéré comme le fils des deux masques précédents. Les masques goly sortent toujours par paire. Les pas du gloin sont symboliques alors que ceux des autres sont démonstratifs. Le goly est entièrement recouvert d'une grande robe en fibres de raphia séchées. Il y a toujours auprès du masque un comparse qui lui donne le pas de danse.

L'orchestre du goly est composé de nombreux hochets en calebasses dans un filet décoré de grains séchés dont le choc sur la calebasse produit le son désiré.

Le goly est une danse initiatique. Une femme, par exemple, ne touche pas le gloin, sous peine d'offrir un sacrifice au masque.

→ La danse adjoss

L'adjoss est une danse de réjouissance populaire en pays baoulé. Elle est exécutée principalement par les femmes. Dans l'adjoss, on fait valoir essentiellement les qualités vocales.

C'est parmi les chanteurs et chanteuses de l'adjoss que se recrutent les futurs chantres du pays baoulé. Il n'y a pas un costume spécifique pour danser l'adjoss.

On se pare à sa guise. Les pas de l'adjoss sont lents. Mais selon l'inspiration du danseur, il exécute des pas plus modernes, empruntés à d'autres groupes ethniques. Les musiciens se disposent en cercle, et autour d'eux se forme une ronde. Le choeur est constitué par tous les participants. L'orchestre est composé généralement de trois tambours moyens, un harmonica, un cor, une bouteille vide et une baguette. L'adjoss est une évolution de l'akpôngbô, danse traditionnelle baoulé.

V- Masques et statuaires

› Maternité baoulé

Provient du centre de la Côte d'Ivoire. Elle est en bois patiné de couleur marron foncé, représentant une femme au torse nu, portant son bébé sur le dos, les bras croisés sur le ventre au-dessus du nombril.

En position debout, faisant la moue, les jambes légèrement fléchies, sans socle, mais stable. Elle est dite de « style poteau ». Le visage est plat et rond, le nez épaté, le cou long et strié, les seins fermes et petits. Le visage, ainsi que le corps, sont entièrement recouverts de scarifications.

Elle porte un cache-sexe retenu par trois rangées de perles. Sous les genoux, des bracelets composés de trois rangées de perles.

Aux pieds, des sabots. Sa coiffure est connue sous le nom de « boule-boule »,

Quant au bébé, il porte un cache-sexe, un collier à trois rangs de perles et également des tresses.

› Reine Abia Pokou

Elle est en bois, assise sur un tabouret-socle, tenant son bébé dans ses bras. Elle provient du centre de la Côte d'Ivoire. Le visage est plat et rond, le nez épaté, la bouche fine et fermée, les yeux ouverts et globuleux, le cou long. Les seins sont fermes et longs, les mollets dodus, les pieds posés sur le socle. Le visage et tout le corps sont couverts de scarifications. La coiffure est trilobée avec une tresse centrale. Le socle est recouvert de stries. La parure comprend un véritable collier de petites perles de verre enfilées à la cheville gauche.

› Support de lance-pierres

D'origine baoulé, en bois sculpté composé de trois parties: à la base, un socle sur lequel se trouvent une mère et son enfant. La femme est assise, les cheveux tressés, les yeux en demi-lune.

L'enfant, tenu par sa mère, est debout devant elle, la main droite sur son sein. Le tout est surmonté par une fourche en forme d'arc.

› Poulie de métier à tisser sculptée

Provenant du pays baoulé, représentant un visage féminin et un corps stylisé.

Les yeux sont en demi-lune, le nez droit et fin, la bouche faisant la moue, le cou long et strié. Elle porte une coiffure faite de petites nattes.

VI- Les monuments culturels

⇔ LE MONUMENT GBEKE

GOSSAN Kwa Gbêkê à l’état civil, fut l’ancien roi de Gbekekro au XIXe siècle. Le village Gbekekro était dirigé au milieu du 19eme siècle par le chef Gossan Kwa Gbêkê, issu de la tribu Assabou du groupe Akan, ayant suivi la reine Pokou et sa sœur Akwa Boni dans leur épopée à travers la savane Baoulé jusqu’à l’installation définitive de la famille royale Baoulé dans la région de OUALEBO.

⇔ LA CRCUCHE DU SAVOIR

En 1987 DONKOR un célèbre professeur d’arts plastiques en fonction au collège moderne Kôkô de Bouaké a réalisé une œuvre d’art intitulé « la cruche du savoir » L’œuvre est composée de deux femmes : l’une portant un bébé au dos avec un canaris sur la tête et l’autre accroupie entrain de puiser de l’eau de la source.
L’on explique que le lieu où est implantée la statue, il y avait un jet d’eau qui formait une source symbolisant le savoir et la sagesse.
Le bébé qui se trouve au dos de la femme debout représente l’avenir radieux quand on fréquente cette source.

⇔ LE MONUMENT « DJRAN KLEKLE »

En 1997, Mr MAURICE YAO KONAN Directeur Général de la radio BOUAKE voulait matérialiser son passage dans cette structure en implantant le symbole de la communication en Afrique.
Cette statue se nomme « Djrankéklé » et est l’expression tambourinaire en pays Baoulé qui signifie « Sois Persévérant » c’est-à-dire tenir bon dans tous ce qu’on entreprend.
Elle est composée de deux hommes, l’un tapant les tambours et l’autre sifflotant dans une corne, disons que le tambour et la corne sont les objets de communication dans nos traditions puisque la radio est un moyen de communication dans notre monde moderne.

⇔ STATUE DE L’ELEPHANT (SYMBOLE DE LA COTE D’IVOIRE)

Réalisée par les élèves du lycée technique lors d’un carnaval du PDCI RDA.
Le premier maire de BOUAKE avait décidé d’implanter la statue devant son domicile (Vers le pont DJIBO) après le défilé.
La statue symbolise l’attachement qu’il y’a entre le PDCI RDA et la côte d’ivoire.

⇔ STATUE DE LA FILLE STUDIEUSE (RUTH FIDELE)

 

La statue de la fille studieuse est située dans les locaux du collège RUTH FIDELE La statue symbolise la jeune élève studieuse ; puisqu’à l’époque de sa conception l’école était fréquentée uniquement par les jeunes filles.

⇔ STATUE DE LA REINE ABLA POKOU LALEGENDE BAOULE


Cette Statue présente un bébé en offrande.
Les émigrés Akan constitués de huit grandes familles, fuyant les querelles de successions qui ont secoué le royaume Ashanti, au Ghana, sous la houlette de la Reine Abla Pokou.
Pour traverser le fleuve Comoé la Reine était obligée de donner son fils unique en offrande au génie du fleuve, ce qui leurs à donner la liberté.

La statue de la reine ALBLA POKOU a été faite par DONKOR en 1987.
Elle est située au zoo de Bouaké qui a été détruit depuis la crise de 2002.

⇔ STATUE DU TRENTENAIRE (COLLEGE ADVENTISTE BOUAKE)

Crée en 1958, lors du trentenaire de l’école ADVENTISTE de BOUAKE en 1988, puisque, le professeur DONKOR a réalisé une statue symbolisant l’élève travailleur, assidu toujours prêt à lever le flambeau du collège ADVENTISTE.
Un verset biblique accompagne La statue : « La crainte de l'Eternel est le commencement de la sagesse »Tiré du livre des proverbes chapitre I verset 7.
 

⇔ MONUMENT DU PENSEUR (LYCEE CLASSIQUE DE BOUAKE)

L’élève Kouassi est entrain de penser sur l’avenir. Il se demande quel sera son avenir s’il se jette dans la lecture et l’étude.
Le nom Kouassi reflète l’identité culturelle de la région puisque nous somme en pays Baoulé. Ce monument a été réalisé en 1991 par Donkor.

⇔ MONUMENT DU LYCEE DJIBO SOUNKALO

A l’ origine le monument du lycée Djibo Sounkalo était un globe terrestre qui symbolisait la connaissance du monde entier.Cependant dans les années 1988, sous l’initiative de Madame Djibo martine, proviseur d’alors ( de 1988 à1991), Koffi Donkor , professeur d’ art plastique réalisa une autre œuvre en lieu et place du globe terrestre tout en gardant l’ authenticité de celui-ci .En effet le nouveau monument représente deux élèves, une fille et un garçon qui tiennent un globe terrestre en mains traduisant ainsi qu’ au lycée Djibo Sounkalo, les élèves viennent pour acquérir la connaissance du monde : une connaissance universelle.

VII- Dieu dans la cité

Ville à majorité musulmane, les mosquées y sont nombreuses. Au quartier Sokoura, se trouve, la grande mosquée d'une grande beauté.

La Cathédrale sainte Thérèse

Située à la périphérie du quartier Commerce et à la lisière du grand marché est un fleuron architectural de l'église catholique.

L’église  catholique dispose aussi de l'un des plus anciens monastères de Côte d'Ivoire, celui des bénédictins et des bénédictines, sur la route de M'Bahiakro, d'une architecture admirable.

L’église CMA, située au quartier Koko est remarquable par son ancienneté et par son architecture de type colonial.

Bouaké dispose aussi de plusieurs temples protestants.

LA LISTE DES ASSOCIATIONS CULTURELLES DE BOUAKE

  • Le Groupe Artistique Touraman;
  • ONG groupe artistique le miel usine (GAM);
  • Union des jeunes tisserands de Bouaké (UJTB);
  • Gehikou culture;
  • ousmane Coulibaly Danse Afrcaine;
  • Nouvel espoir ciné.
 

INVENTAIRE DE L'ART CULINAIRE A BOUAKE

 Sauces Les Plats d'accompagnement
 Koila  › Kogondé (Manioc sec en farine)
 › Placali
 › Foutou Ignam
 Nannoukoum (poudre de nouvelles feuilles de fromager sechées)  › Placali
 › Foutou Igname
 › Congodé
 › Foutou manioc
 Gouagouassou (gnan gnan + gombo frais)  › Foutou igname
 Sauce gnangnan  › Foutou igname
 wlèwlè (pistache)  › Se consomme beaucoup en pays baoulé pendant les fêtes avec du foutou igname
 Djoumblé gniblé ou gombo sec  › Foutou igname
 Fouet (comparable aux (feuilles d’épinards)  › Manioc bouilli
 

QUELQUES RECETTES DE SAUCES

     • Gouagouassou

Temps de préparation : 30 min

Temps de cuisson : 1h 30 min

Liste des Ingrédients

- 1kg viande de brousse fumée (agouti, rat etc..) 
- 1kg gnangnan
- 1kg de gombo bien frais 
- 1 petite poignet d’akpi 
- 5 piments 
- 2 boules de tomate fraiche 
- 2 oignons 
- Du sel 
- Du bouillon 
- 1 cuillère à soupe d’huile 
- 1 cuillère à soupe de concentré de tomate 
- 1/2 litre d’eau

Préparation

Faire bouillir les petites aubergines amères appelées gnangnan en Baoulé pendant 30 minutes.
Les faire égoutter et ensuite les écraser sur le caillou à écraser (si vous le voulez très amère, sinon rincez deux fois avec abondamment d’eau et remettre encore à ébullition pendant 15minutes).
Mettre une marmite sur le feu avec l’huile et la moitié d’un oignon coupé en dé, faire revenir puis ajouter la pâte de tomate, laisser bien prendre et ajouter 1/2 litre d’eau, puis la viande, les tomates, l’oignon entier, le gombo, les piments préalablement nettoyé.
Laisser cuire pendant 30minutes, retirer les tomates, l’oignon et les gombos.
Les écraser puis les ajouter avec la purée d’aubergine dans la sauce.
Dans une poêle faire griller les Akpis puis les écraser avec l’autre moitié d’oignon et ajouter à la sauce, puis l’assaisonner (sel+bouillon), le laisser cuire.

  • Djoumgblé (Recette Pour 4 Personne(s))

Temps de préparation : 1 h

Temps de cuisson : 1 h

Liste des Ingrédients

- 2 kg poudre de maïs
- 300g de djoumgblé 
- 300g du bon poisson fumé
- 500 g de la viande fumée ou fraiche ou encore du poulet fumé 
- 1 kg des crabes 
- 2 tomates fraiches 
- 2 piments
- 1 verre de l’huile rouge 
- 3 oignons
- Des cubes d’assaisonnement 
- Du sel 

Préparation

- Dans une cocote mettre la viande sans matière grasse, ajoutez la moitié d’un oignon coupé et un demi verre d’eau.
- Faites revenir 10 min puis rajouter le poisson et les crabes. Recouvrir d’eau puis ajouter un oignon couper en deux, les tomates, 3 cuillères à soupe d’huile rouge et le piment, puis salez. Couvrir et laisser cuire pendant 20 min.
Pendant ce temps, lancez la préparation du kabato.
- Dans une casserole, mettre la poudre de maïs ajouté de l’eau.
- Mélangez jusqu’à l’obtention d’un mélange liquide.
- Faites cuire en mélangeant régulièrement pour que la pâte s’épaississe sans bruler. Puis rajoutez un demi-verre d’eau.
- Couvrez et laissez cuire 5 min, mélangez encore et c’est prêt à accompagner votre sauce.
Revenons à la sauce. 
Après les 20 min de cuisson, retirez les légumes : tomates, oignons et piments.
- Ecrasez-les au mortier et remettez les dans votre sauce.-
- Laissez mijoter pendant encore 5min et rajouter la poudre du djoumgblé sans mélanger.
- Laissez cuire pendant 5 min avant de mélanger délicatement. Encore 10mn de cuisson et c’est prêt.

Source : Fondation ATEF OMAÏS & Direction Régionale de la Culture dans la Région de Gbêkê

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