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NECESSAIRES CHANGEMENTS

 NECESSAIRES  CHANGEMENTS

     Le devoir de mémoire nous impose de témoigner des multiples mutations et autres travaux d'extension, sous la pression démographique, qui ont jalonné l'évolution de notre bonne vieille ville de  Bouaké. Ainsi, la mégalopole qui, à juste titre, nous décomplexe aujourd'hui face à bien d'autres capitales régionales, a fait son chemin. L'on se doute bien que les artisans de ces différentes phases d'urbanisation n'ont pas eu  la tâche aisée. Souvent fois,  devant certaines manifestations d'hostilité de ceux dont ils ambitionnaient de faire le bonheur, ces devanciers bâtisseurs ont même eu à  privilégier l'argument de la force sur la force de l'argument. C'est dire leur conviction et leur passion du devoir !

      A l'évidence donc, une ville se conçoit, se construit, se détruit quelquefois pour se reconstruire selon les besoins, normes  et exigences du moment. S'adapter ou disparaitre, c'est donc le dilemme que voilà. Indéniablement, Bouaké, désormais soumise à une démographie exponentielle et une  activité commerciale sans précédent, n'a d'autre choix que celui de l'adaptation. Son honorable rang de deuxième ville du pays, après Abidjan, le lui impose. Certes les temps ont changé, mais la vision demeure. En témoignent les nombreux et indispensables projets communaux de construction d'infrastructures publiques dont certains ont suscité la polémique que l'on sait. Amenant le Maire et ses collaborateurs  à moult questionnements. En terme de stratégies de sensibilisation pour atteindre ces objectifs dans un environnement apaisé. Ainsi, d'explications en négociations, les équivoques ont été progressivement levées et les plus sceptiques ont été rassurés. Le leitmotiv de l'amélioration du cadre et conditions  de vie des populations de Bouaké a visiblement triomphé.  

             En tout état de cause, à l'endroit des  commerçants déplacés des marchés de Ahougnansou et Air France par exemple, le Maire s'est voulu conciliant qui a intensifié dès lors, les mesures d’accompagnement (voir page 10). Un pragmatisme qui a eu pour effet immédiat de désamorcer tension et passions et amener les uns et les autres à plus de réalisme. Mais qui a déjà donné toute la mesure de son efficacité au niveau de la gestion des agents communaux. Là,  au-delà de la reconnaissance et de la récompense du mérite individuel, Djibo Youssouf Nicolas s'est investi dans l'amélioration des conditions de vie et de travail. Notamment à travers l'assurance maladie et un appui financier conséquent à leur mutuelle. Sublime motivation et gage de succès. Preuve s'il en était encore besoin, que soucieux du respect de leurs engagements, le Maire et sa municipalité qui ont fait le serment d'être au service et à l'écoute de leurs concitoyens, ne ménageront aucun effort.  

      En revanche donc, ils attendent de leurs mandants qu'ils s'approprient les projets communaux  et soient plus participatifs. Parce qu'ils n'ont pas prétention de faire leur bonheur sans eux. Il y va de l'intérêt général. Aussi maintenant  que les esprits se sont calmés et que la sérénité s'installe, l'Exécutif municipal exhorte-t-il les uns et les autres à se remettre au travail. La violence et les destructions de biens publics  n'ont jamais rien arrangé. Surtout pour une ville aux grandes ambitions et aux multiples défis comme Bouaké. A commencer par celui, urgent, de la réalisation des marchés d’Ahougnansou et d’Air France dans les délais annoncés, à l'instar de "la Place de la paix". Le Maire et le Promoteur ne demandent pas mieux que ce test de confiance. D'ici là, les préparatifs de l'édition 2016 de la Foire Forum Carnaval de Bouaké vont bon train. Une fête des retrouvailles et de la décompression collective qui promet bien des innovations. Après la pluie, le beau temps ! C'est certain.

 

Doyen SYLLA

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